Farniente

Si tu travailles chez Leroy Merlin, tu es peut-être un « branleur » ou un « vicieux », cela dépend apparemment du fichier de l’entreprise de bricolage. Ce n’est pas la première fois qu’une telle affaire se hisse en Une des médias. Je sais, c’est difficile de ne pas être considéré à sa juste valeur.

Un terme péjoratif en guise de récompense pour ton travail

Lorsque tu travailles dans une firme, tu veux absolument des compliments, car ils agissent comme un moteur sur ton cerveau. Il suffit d’entendre « compétent » pour que ta jauge de satisfaction s’illumine comme un sapin de Noël. Par contre, ton moral descend rapidement au sous-sol lorsque les critiques sont au rendez-vous. Après plusieurs mois de bons et loyaux services, tu attends désespérément cette petite récompense qui te donnera du baume au cœur, mais en contrepartie tu fais une découverte assez spéciale, voire totalement déconcertante.

Tu es « beurk », « vicieux » ou un « branleur »

Si tu travailles pour la firme Leroy Merlin, tu auras le droit à des termes difficiles à avaler, car tu seras un peu « mou du genou » ou encore « vicieux » et même un « branleur » ou tout simplement « beurk ». C’est France 3 Rhône Alpes qui est à l’origine de cette découverte qui te fait bondir de ton siège. Si certains auront un petit sourire qui se glissera au coin de leur lèvre, d’autres seront scandalisés, l’impact sur le moral peut être dévastateur. En effet, les mots sont parfois très forts surtout lorsqu’ils sont écrits, car ils restent comme des témoins qui traversent les années. Le salarié peut donc se rappeler qu’au cours de sa carrière, son identité a été associée à « branleur ».

Les entreprises n’ont pas le droit de te ficher comme « boulet »

Finalement, tu penses que cette affaire est anodine, mais la pratique semble courante. L’enseigne spécialisée dans le bricolage qui t’accompagne dans la transformation de A à Z de ta maison n’est pas la seule, elle aurait agi de la même façon que Radio France, Free ou encore la SNCF. Par conséquent, je me demande si une entreprise a le droit de te ficher « branleur » ou « vicieux » dans le cadre de ton travail. J’ai fait une petite recherche, mais je me doutais tout de même des résultats de cette expertise. Les entreprises ont le droit de collecter des informations sur ta personne uniquement si ces données ne sont pas discriminantes ou stigmatisantes. Les termes qui portent atteinte à l’honneur sont donc à bannir.

Au vu des informations dévoilées par le quotidien, l’enseigne a apparemment redoublé d’effort pour trouver des termes. Certains intérimaires sont des « boulets », mais d’autres sont carrément des « Big Big Boulet ». Alors, certes, dans nos professions, nous avons tous eu un jour un terme négatif à propos d’un patron, d’un collègue, mais sache que les conséquences peuvent parfois être importantes surtout lorsque la personne donne le meilleur de sa personne. Même si tu penses que ton collègue est un « boulet » garde-le pour toi !

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