Redevenu ultra-riche, Bernard Tapie vient de transférer son groupe en Belgique, après y avoir domicilié son avion, comme Charlie peut le révéler. Va-t-il prendre dans le plat pays sa carte de résident fiscal? Toujours est-il qu’alors que Lagarde risque des ennuis judiciaires à cause de lui l’ancien ministre-taulard s’amuse comme un petit fou avec les millions qu’il a touchés du Trésor public. Bernard Tapie ne s’est pas gêné pour rouler les députés dans la farine.
Alors que ces derniers tentaient de savoir combien l’homme d’affaires garderait en poche après avoir touché le chèque de 400 millions d’euros, solde de tout compte de sa guerre contre le Crédit lyonnais, il a sorti sa calculette dans une lettre qui vaut le détour, adressée le 16 septembre 2010 à Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances.
À comparer aux «884 millions d’euros» de bénéfice officiel fait ‘selon lui’ sur son dos par le Lyonnais au moment de la vente d’Adidas.
Pendant qu’à Paris l’ancien taulard passé comédien-chanteur tente, en cette fin 2010, de faire passer la pilule à la représentation nationale, en Belgique, le même monte discrètement une nouvelle usine à gaz.
Et si ça n’est pas un exil fiscal qu’on prépare en douce, ça y ressemble fortement.
«Il faut dire que la Belgique est même à ce titre plus sûre que la Suisse, où l’on veut de plus en plus que les étrangers paient autant d’impôts que les locaux», explique un spécialiste de Genève.
De plus, Tapie a, confie un de ses vieux copains, gardé les comptes bancaires qu’il avait ouverts sur place, quand il était député européen. Contactés par Charlie, lui et son avocat n’ont pas souhaité répondre à nos questions.
C’est dans l’étude du notaire Michaux, à Bruxelles, que l’ancien ministre crée le 14 octobre 2010 une société, GBT holding, dont il est l’associé unique.
Simple comme un tour de passe-passe effectué alors qu’il est encore temps: le gouvernement réfléchit très fort ces temps-ci à l’instauration d’une «taxe de sortie», qui pend au nez des prochains exilés fiscaux et risque de leur coûter cher.
Mais qu’en est-il finalement du chèque touché? Selon le document du registre du commerce de Bruxelles, le groupe GBT (GBT pour Groupe Bernard Tapie) est valorisé à 215 421 000 euros. Bref, 215 millions et des broutilles. C’est donc presque le double de ce qu’il annonçait dans son courrier aux députés, et cela sans compter les 45 millions pour préjudice moral, non imposables, ainsi que l’hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, une bâtisse du XVIIe siècle, en plein coeur de Saint- Germain-des-Prés, qu’il a récupéré et qui frôle les 40 millions d’euros à lui tout seul, comme l’a récemment noté Le Canard enchaîné. Toujours brouillé avec les chiffres, le Tapie!
Son entreprise bernardtapie.com cartonne, en proposant des prix cassés sur une multitude de produits, sur le Net ou par téléphone, à 12 centimes d’euro par minute quand même.
Quant aux diverses procédures qui embarrassent le sommet de l’État, elles pourraient retomber sur Christine Lagarde. S

il va voté Sarkozy avec le beau cadeau de 400 millions dont 45 millions de préjudice moral (il y a de quoi rire) qu’il lui a fait avec la complicité de Mme Largarde c’est la moindre des choses qu’il appelle a voté Sarkozy; Sauf que ce n’est surement pas la meilleurs des choses ce ralliement pour Sarkozy car on en revient toujours au bling-bling et l’ami des riches.