La Syrie serait prête à étudier une démission de Bachar al-Assad dans le cadre d’un processus de négociations avec l’opposition. C’est en tout cas ce qu’a déclaré mardi à Moscou le vice-Premier ministre syrien, Qadri Jamil. Mais les préalables à cette discussion ne devraient pas être acceptés par l’opposition.
Sur le terrain, les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) affirment contrôler près des deux-tiers d’Alep, la capitale économique du pays, où se déroule depuis un mois une bataille décisive.
Les services de sécurité de Bachar al-Assad récusent totalement cette version : «Ce ne sont pas les terroristes (rebelles, Ndlr) qui avancent, c’est l’armée qui progresse doucement», rétorque un responsable du régime.
Ce mardi, Burhan Ghalioun, membre du conseil exécutif du CNS a affirmé haut et fort à l’Elysée : «On ne va pas négocier la sortie (de Bachar al-Assad, Ndlr), il doit sortir, point à la ligne.» Par ailleurs, selon Qadri Jamil, «les menaces d’Obama sont simplement de la propagande liée aux élections américaines».
Lundi, le président américain a évoqué une possible intervention militaire en Syrie en cas de déplacement ou d’utilisation d’armes chimiques dans ce pays.
Mais selon des sources politiques à Damas, la venue de Qadri Jamil cache un projet qui devrait être présenté par la Russie avec l’accord de la Syrie pour l’organisation d’une élection présidentielle anticipée sous supervision internationale.
Washington a réitéré lundi son appel au président syrien à démissionner, alors que François Hollande réaffirmait qu’il n’y avait «pas de solution politique sans le départ d’Assad».
«Nous étudions actuellement la formation d’un gouvernement de transition», a déclaré Abdel Basset Sayda qui conduisait une délégation du CNS reçue pendant près de trois quarts d’heure par le chef de l’Etat, à l’Elysée.
«C’est un processus qui demande beaucoup de consultations, il ne faut pas aller trop vite mais le conseil national syrien tente d’y parvenir le plus rapidement possible», a-t-il poursuivi devant la presse.
Un autre journaliste qui se trouvait elle, a expliqué qu’ils couvraient les affrontements du côté de l’ASL quand ils sont tombés sur des «soldats en tenue de combat» qui ont tiré. Source

Le constructeur automobile allemand BMW a mis fin à la coentreprise qui le liait au français PSA Peugeot Citroën dans le domaine des véhicules hybrides, a indiqué dimanche une source du dossier à l'AFP.
Nicolas Sarkozy est-il le mieux placé pour donner des leçons sur le dossier syrien. Comment oublier qu’il a tenté, seul et contre l’avis de tous, de réintégrer la Syrie de Bachar Al-Assad dans le concert des Nations, en invitant plusieurs fois le tyran de Damas à Paris ? Cela devrait contribuer à le rendre plus prudent et plus indulgent sur le sujet… 
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