Après les vidéos diffusées par L214 sur le sort épouvantable des animaux dans les abattoirs, le directeur de celui d’Alès dans le Gard a été condamné ce lundi à trois amendes de 400 euros par le tribunal de police de la ville. C’est avec des images clandestines qu’avait débuté cette triste affaire avec toute une série de scandales sur la souffrance animale. Les associations ont été scandalisées par les peines prononcées à l’encontre du directeur de l’abattoir.

Un vrai message d’impunité

Il faut se rendre à l’évidence, les animaux dans notre pays sont encore mal considérés, pas assez respectés. On s’émeut devant un chat, un chien en souffrance, ce qui est parfaitement normal, mais on ne condamne pas à sa juste valeur un abattoir qui bafoue les droits des vaches, des cochons, des volailles. Les abattoirs sont au nombre de 265 en France. Du déchargement des animaux à l’expédition de la viande, où se situent les réglementations, la protection animale. Normalement, ils doivent être étourdis et leur état d’inconscience doit être vérifié par un opérateur. Les animaux peuvent alors rentrer dans la chaîne d’abattage et être saignés. On est très loin de ces méthodes. Tout n’est pas mis en oeuvre pour éviter le stress et la souffrance animale.

La formation du personnel des abattoirs

Les employés doivent recevoir une formation particulière afin de respecter l’animal qui rappelons-le est un être vivant. Tout au long de l’enseignement, le comportement des animaux, les pratiques de manipulation, le déchargement jusqu’au poste de saignée, la sécurité, la qualité sanitaire sont au programme. Ces dernières années, plus de 5200 employés ont ainsi été formés. Les vidéos et les enquêtes produites par les différentes associations ont permis de lever le voile sur les conditions atroces d’abattage des animaux. Certains employés n’en peuvent plus de cette cadence infernale dans de nombreux abattoirs. Il faut tuer une vache par minute. Les méthodes de travail n’ont pas évolué depuis le XIXe siècle. La douleur est présente en permanence et l’animal est sacrifié pour le rendement.

Les animaux expriment de la douleur

La peine dérisoire infligée au directeur de l’abattoir d’Alès est tout simplement symbolique. On n’a pas pris en compte le sort de l’animal. Aujourd’hui la viande n’est qu’un concentré de souffrance. Les victimes directes de notre alimentation déraisonnée sont les animaux massacrés. On les entasse, on les force à s’adapter à des conditions de vie ignobles, des hangars immenses ou des centaines d’animaux passent leur journée sans jamais voir le jour. Les poules, les dindes, les canards donnent naissance à des poussins qui cherchent en vain un contact maternel. Une fois l’âge requis, ils sont tous tués sans respect et avec douleur. La rentabilité est le seul facteur pris en compte. Ils sont abattus à la chaîne, la mise à mort reste un acte cruel et violent, quelle que soit la méthode. Certains abattoirs pour ne pas dire la plupart poussent le vice très loin et ignorent le stress et la souffrance animale.

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