Cécile Eledge donne la vie à sa petite-fille.

Deux hommes veulent un couffin

Matthew Eledge et Elliot Dougherty s’aiment follement. Ils sont mariés et presque comblés. Une personne manque à leur bonheur : un enfant. Ils ne veulent pas faire appel à une mère porteuse qu’ils ne connaissent pas et voudraient que ce bébé soit le fruit de leur amour. Comment accéder à ce désir d’enfant puissant ?

Une super mamie

Cécile, la maman de Matthew entend leur désarroi. Devenir grand-mère est un souhait pour elle. Ménopausée depuis dix ans, elle ne pensait pas pouvoir donner la vie à nouveau. Et pourtant ! L’amour maternel est le lien le plus puissant du monde et il fait des miracles. Cécile propose à son fils et son gendre de porter leur enfant. Ils acceptent. Les médecins sont consultés et après les examens sérieusement effectués, ils donnent leur accord. Il n’y a plus qu’à trouver une personne voulant faire don de ses ovules. La sœur d’Elliot se propose. Le couple est enchanté. Le sperme de Matthew et l’ovule de tata Dougherty sont transférés en fécondation in vitro dans l’utérus de la futur mamie de 61 ans. L’aventure commence dès le premier essai pour la plus grande joie de nos époux américains. Uma Louise voit le jour le 25 mars dernier, en parfaite santé et entourée de sa famille extraordinaire.

Un sujet délicat

Si notre famille du Nebraska aux États-Unis a pu avoir recours à la gestation pour autrui (GPA), rappelons que ce procédé est interdit dans notre pays. Dans un pays où la santé est difficile d’accès, avoir un enfant pour les couples homosexuels coûte cher. Si Matthew et Elliot ont dépensé 40 000 euros pour la grossesse de Cécile, la GPA est estimée entre 80 000 et 240 000 euros. Un luxe qui comprend l’achat d’ovocyte, la rémunération de la mère porteuse et les divers frais médicaux. Il faut aussi compter les déplacements des futurs parents et les éventuelles complications.

La France maintient son interdiction malgré un récent sondage montrant que les français étaient en majorité favorables à la gestation pour autrui pour les célibataires, les couples hétérosexuels ayant des difficultés de fertilité et les couples homosexuels. Les futurs parents résidents en France sont donc dans l’obligation de partir à l’étranger pour réaliser leur rêve de fonder une famille. Toutefois, depuis 2013, les bébés nés par GPA hors du territoire reçoivent un certificat de nationalité française. Dans tous les cas, souhaitons bienvenue à Uma Louise !

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