Alors que la nouvelle loi Blanquer est en débat à l’Assemblée et promet une restructuration massive du système éducatif français, le classement 2019 des lycées est tombé.

Ce classement de l’Éducation Nationale, répertorie et évalue de manière locale puis nationale les différents lycées de l’hexagone (environ 4300) sans tenir compte des académies. Afin de les départager, on consulte les IVAL ou « Indicateurs de valeur ajoutée des lycées » déterminés par trois critères :

Le taux de réussite au bac

Chaque année on estime, en fonction de données sociologiques, mais aussi des résultats du brevet des collèges, un taux estimé de réussite au bac pour chaque établissement. Ce taux est comparé à celui de l’effectif réel d’obtention du bac et détermine alors la valeur ajoutée de chaque lycée. Qui a stagné et qui a finalement fait mieux que ce qu’on attendait ?

Le taux pour les mentions

Fonctionnant de la même façon que le taux de réussite au baccalauréat, les éventuelles mentions sont anticipées, une fois les épreuves passées, l’étude observe les réelles mentions obtenues, déterminant là encore si l’établissement a atteint ou non ses objectifs éducatifs.

Le taux de décrochage scolaire

On attend d’un lycée qu’il accompagne ses élèves de classe en classe, de la seconde vers la première puis de cette dernière jusqu’à la terminale ou, dans l’idéal, il obtiendra le précieux sésame que représente le diplôme du Bac. On évalue si l’établissement a réussi cette mission ou si au contraire de nombreux élèves ont redoublé ou tout bonnement décroché du système éducatif.

Les premiers de la classe en France

Vous l’aurez compris pendant que nos bambins bûchent leurs épreuves du bac, ils participent sans même le savoir au classement de leur établissement qui gagnera alors ou non en renommée.

  • Cette année et pour la 7e année de suite c’est l’École active bilingue Jeannine-Manuel qui obtient le Graal de « meilleur lycée de France ». Située à Paris cette école privée accueille les enfants de la maternelle jusqu’au lycée en leur proposant des cours en anglais et en français.
  • Juste derrière, c’est le prestigieux lycée Henri IV, lui aussi parisien, il est en revanche public. Les établissements de Paris et d’Île-de-France tirent largement leur épingle du jeu constituant près de la moitié du Top20. 

Si à l’heure actuelle, la sectorisation des lycées publics empêche les familles de choisir une école par son niveau de renommée, il est évident que la publication de ce rapport à un impact direct sur les inscriptions dans les lycées privés. 

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