Libéralisme, quand tu nous tiens ! En fervent adepte de la théorie économique de Friedrich Hayek, le Premier ministre a présenté mardi 5 mars des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat des Français, dans le cadre de la célébration du 10ème anniversaire de l’Autorité de la Concurrence.

Concurrence et transparence

A cette occasion, parce que c’est spécifiquement la saine concurrence qu’Edouard Philippe souhaite promouvoir. Concurrence qu’il fait également rimer avec transparence, notamment sur quatre postes de dépenses obligatoires du quotidien de la majorité de nos concitoyens :

  • La réparation automobile.
  • Le passage du permis de conduire.
  • Les frais de gestion de copropriété.
  • L’assurance-santé.

En ce qui concerne le coût de la réparation automobile plus élevé en France que dans le reste de l’Europe, le chef du gouvernement préconise la libéralisation de la vente des pièces détachées automobiles, dont les constructeurs détiennent actuellement l’exclusivité.

Il est d’autre part proposé une totale transparence sur les tarifs appliqués par les auto-écoles pour l’obtention d’un permis de conduire. Une piste consiste à la mise en place d’un comparateur accessible à tous, listant les prix, les taux de réussite et les délais d’attente des professionnels du secteur.

Le Premier ministre souhaite également une stricte mise en conformité des contrats régissant les syndics de copropriété et les propriétaires fonciers, avec la loi Alur de 2014, sous peine de sanction financière. Cette démarche aboutissant à une mise en concurrence tous les trois ans des offres de service proposées par les syndics et à un plafonnement des frais facturés.

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Un chantier ouvert

Enfin, les préconisations de l’association de consommateurs UFC Que Choisir pour éviter la hausse des cotisations santé ont été entendues. Une proposition de loi en cours d’adoption au Parlement, donnera à chaque assuré la possibilité de résilier son contrat quand il le souhaite, sans être contraint de patienter jusqu’à la date fatidique du 31 octobre, comme actuellement, date qui, en cas de dépassement aboutissait à une tacite reconduction du contrat pour une année supplémentaire.

Une autre piste de réduction des dépenses porte sur la levée de la contrainte pesant sur les laboratoires d’analyses médicales de devoir réaliser l’ensemble des analyses in situ, une délocalisation étant synonyme de baisse des coûts subis, donc des tarifs pratiqués.

  • Une dernière piste de travail enfin, et non des moindres, consiste à autoriser des regroupements d’officines pharmaceutiques qui seraient autorisées à proposer la vente de médicaments sur internet, à l’image de ce qui se pratique de plus en plus outre-Rhin.
  • Autant de mesures de libéralisme économique qui sont destinées à plus de justice sociale grâce à un amoindrissement des coûts pesant sur le portefeuille des Français.
  • Peut-être est-ce là la première réponse de l’exécutif à la crise sociale que connaît le pays depuis quelques mois.
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