Un drame s’est déroulé le dimanche 10 Mars aux alentours de 19h dans le 17e arrondissement, rue de Bastion, nouveaux locaux de la police judiciaire parisienne. Une jeune fonctionnaire de police de 28 ans a été abattue d’une balle en pleine tête par son collègue de 27 ans. Selon les premières informations récoltées, la thèse de l’accident reste privilégiée. Un jeu aurait mal tourné. Il semblerait qu’en fin de journée les deux collègues ont lancé un duel, un jeu stupide, pour savoir lequel des deux dégainait le plus vite. L’adjoint de sécurité de 27 ans aurait alors tiré par erreur.

Qui sont-ils ?

Les adjoints de sécurité sont des contractuels qui exercent leurs fonctions pour une durée de trois ans, renouvelable une fois, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur.

Le port d’une arme à feu n’est pas systématique à tous les ADS, il est fonction du service auquel il sera affecté. À la différence des policiers, il lui est interdit de porter son arme en dehors des heures de service.

Une enquête ouverte

Le jeune suspect ainsi qu’un probable témoin, ont été placé en garde à vue, en attente de leur audition.

  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « homicide involontaire » et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie.
  • Michel Delpuech, préfet de police de Paris, a demandé à la DGPN (Direction générale de la police nationale) la suspension immédiate des deux hommes.
  • Une cellule de soutien psychologique a été mise en place dans les locaux, pour aider la famille et les collègues de la victime, à s’exprimer.

Un rappel des règles et des consignes de sécurité sera mis en place pour tous les policiers détenteurs d’une arme.

Le secrétaire national du SCPN (Syndicat des Commissaires de la Police Nationale).

Les suites de l’affaire 

La garde à vue du suspect est levée le mardi 12 mars, le mercredi au matin, l’auteur du coup de feu a été déféré au Parquet de Paris, qui a ouvert une information judiciaire.

Il est mis en examen pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence ». L’adjoint de sécurité est pour le moment sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer ses fonctions et de détenir une arme.

Les jeux stupides et les armes

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un jeu est mis en cause dans la mauvaise utilisation d’une arme de fonction.

Ce drame peut rappeler celui de Nantes en 2004 : Frédéric Ruaux, un gardien de la paix de 33 ans, abattu par Jean-Luc Guillermic, brigadier-chef, lors d’une « roulette russe ».

Ou celui encore du 20 Mars 2018 à Paris, où un gardien de la paix de 33 ans tue sa collègue de 25 ans lors d’une imitation de voleur « pour jouer à faire comme un braquage » et dont le tir serait parti tout seul.

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